Le burger est le plat qui fait tourner la restauration rapide, du food truck au fast-food de centre-ville. Sa rentabilité se joue moins sur le prix affiché que sur quatre choses : le prix auquel vous achetez la viande, le grammage, la maîtrise de la friture et ce qui part avec la commande (emballages, commission de livraison).
Le premier de ces leviers se règle avant même d'allumer la plancha. Une chaîne achète son haché, ses pains et ses frites avec le poids de centaines de points de vente ; un indépendant, avec le sien. C'est exactement l'écart que comble Foodomarket, le groupement d'achat des restaurateurs indépendants : en mutualisant les volumes de plus de 5 000 restaurants, il donne accès aux mêmes prix négociés que les grands groupes de restauration, quel que soit votre volume. Tous les prix de ce guide sont les prix de gros du jour chez nos fournisseurs en Île-de-France : ils servent à chiffrer un burger-frites, à comparer trois burgers de carte et à identifier les leviers qui font vraiment la différence.
Coût matière, ratio, coût de revient : les bons repères
- Le coût matière additionne le prix des ingrédients d'un burger et de sa garniture, pertes de préparation comprises.
- Le ratio matière (food cost) le rapporte au prix de vente HT. Il se calcule burger par burger, puis sur l'ensemble des ventes, boissons et desserts compris.
- Le coût de revient complet ajoute la main-d'œuvre, l'énergie, le loyer, les emballages, l'huile, les commissions et les frais généraux.
En restauration rapide, les volumes sont élevés et les marges unitaires serrées : quelques centimes par burger, multipliés par des milliers de commandes, font la différence entre une affaire rentable et une affaire qui s'essouffle. C'est aussi pour cela que le prix d'achat compte autant : un écart de quelques dizaines de centimes au kilo de haché se répète sur chaque steak servi, toute l'année.
Le coût matière d'un burger-frites, ingrédient par ingrédient
Un burger classique (steak haché, pain, cheddar, salade, tomate, oignon) servi avec une portion de frites, chiffré aux prix de gros du jour chez les fournisseurs de Foodomarket :
| Burger-frites | Quantité | Prix de gros HT | Coût |
|---|---|---|---|
| Haché de bœuf | 150 g | 15,11 €/kg | 2,27 € |
| Pain burger | 1 pièce | 0,38 €/pièce | 0,38 € |
| Cheddar en tranches | 20 g | 6,18 €/kg | 0,12 € |
| Salade batavia(perte 20 %) | 0,08 pièce | 0,99 €/pièce | 0,10 € |
| Tomate | 30 g | 2,06 €/kg | 0,06 € |
| Oignon(perte 10 %) | 20 g | 0,86 €/kg | 0,02 € |
| Frites surgelées | 180 g | 1,25 €/kg | 0,22 € |
| Coût matière d'une portion | 3,18 € | ||
La matière première revient à 3,18 € HT. Pour un burger-frites vendu 14 € TTC, le ratio matière s'établit à 25 % du prix HT et la marge brute à 9,55 € HT. Les grammages sont indicatifs : remplacez-les par les vôtres dans le calculateur de food cost, qui reprend cette recette avec les prix négociés pré-remplis.
La viande : le poste qui fait la marge
Le steak haché pèse à lui seul 71 % du coût matière. Loin derrière viennent les frites (7 %), le pain (12 %) et le cheddar (4 %) ; la salade, la tomate et l'oignon se comptent en centimes. C'est donc sur la viande que se gagne ou se perd la marge, et sur quatre paramètres en particulier.
Le prix d'achat. C'est le paramètre le plus sous-estimé. Le même haché à 15 % de matières grasses ne coûte pas le même prix à une chaîne et à un fast-food qui commande seul quelques dizaines de kilos par semaine. Passer par un groupement d'achat comme Foodomarket supprime cet écart : vous commandez chez des grossistes en boucherie reconnus, livrés en direct, au tarif négocié pour l'ensemble des restaurants membres.
Le taux de matière grasse. Un haché à 15 % de matières grasses est le standard du burger : assez gras pour rester juteux, sans fondre exagérément à la cuisson. Un haché plus gras coûte souvent moins cher au kilo, mais perd davantage de poids sur la plancha. Comparez toujours les viandes à poids cuit égal, pas seulement au prix du kilo cru.
Le grammage. Selon le concept, un steak cru pèse de l'ordre de 110 à 180 g. Quelques grammes de trop par steak, multipliés par des centaines de burgers par semaine, se voient sur la facture du boucher. Si vous façonnez vous-même, pesez chaque boule ; sinon, achetez des steaks calibrés.
Le format. Viande hachée à façonner sur place, steaks frais calibrés ou steaks surgelés n'ont ni le même prix au kilo, ni le même travail en cuisine, ni la même régularité. Le frais à façonner permet de soigner le produit et le smash ; les steaks calibrés font gagner du temps ; le surgelé sécurise le stock et la régularité. Faites un essai d'une semaine avant de changer, en mesurant le rendement réel.
Côté hygiène, la viande hachée est l'un des produits les plus sensibles de la cuisine : la réglementation impose de la conserver à +2 °C au plus (contre +4 °C pour les préparations de viandes). Une chambre froide bien réglée et des livraisons fréquentes valent mieux qu'un gros stock.
Ce que l'inflation a changé en un an
Sur un an, d'octobre 2025 à octobre 2026, les prix de gros des fruits et légumes ont évolué de +10,7 % selon l'indice Foodomarket des prix de gros, dont +14,0 % pour les légumes. Dans un burger, les crudités ne pèsent que quelques centimes, mais la hausse compte davantage pour un fast-food qui sert des frites fraîches : la pomme de terre devient alors un poste à surveiller chaque mois.
Prix de gros sur un an · d'octobre 2025 à octobre 2026
+10,7 %
Fruits et légumes
+14,0 %
Légumes
+10,0 %
Fruits
Plus fortes hausses : tomate ananas (+88,0 %), tomate (+83,4 %), tomate coeur de boeuf (+81,0 %).
Toute l'inflation des fruits et légumes →La viande reste le premier poste : c'est sur son prix d'achat qu'une hausse coûte le plus cher en euros, d'où l'intérêt de la payer au prix négocié des grands groupes. Les variations mois par mois sont dans le baromètre des prix de gros, et le détail produit par produit sur notre page inflation des fruits et légumes.
Acheter au prix des grands groupes : le premier levier
Avant de rogner sur les grammages ou de changer de recette, regardez ce que vous payez. La plupart des fast-foods indépendants achètent leur viande chez un grossiste, leurs pains chez un autre, leurs frites et leurs emballages chez un troisième, chacun avec ses propres tarifs, négociés une fois et rarement revus. C'est là que Foodomarket change l'équation.
| Critère | Acheter seul | Acheter avec Foodomarket |
|---|---|---|
| Prix | Négociés selon votre seul volume | Prix négociés des grands groupes, quel que soit votre volume |
| Coût d'accès | Aucun, mais aucun pouvoir de négociation | Gratuit, sans abonnement ni engagement, sans marge intermédiaire |
| Choix | Les fournisseurs que vous démarchez un par un | Plus de 150 fournisseurs reconnus (Rungis, MIN), livrés en direct |
| Comparer les prix | Demander les mercuriales une à une | Prix de gros du jour consultables avant inscription |
| Faire le point | Seul, facture par facture | Audit gratuit de vos achats par un conseiller |
Concrètement, pour un fast-food :
- Toute la fiche technique au même endroit. Viande hachée et steaks, pains, cheddar, frites surgelées, huile, sauces, boîtes et sacs : vous commandez chez des fournisseurs spécialisés (boucherie, crémerie, épicerie, emballages) aux prix négociés pour l'ensemble des membres.
- Des minimums qui suivent le rythme d'un fast-food. La moitié des commandes de boucherie passées via Foodomarket se font chez des fournisseurs dont le minimum ne dépasse pas 150 € HT, alors que la commande de boucherie médiane atteint 390 € HT : une commande de viande hebdomadaire franchit le seuil sans surstocker.
- Des prix visibles avant de s'engager. Les prix de gros du jour sont publiés sur la mercuriale : comparez-les à vos factures actuelles, ligne par ligne, avant même de créer un compte.
- Un audit gratuit. Un conseiller Foodomarket analyse vos achats actuels et vous montre, produit par produit, ce que vous paieriez aux prix négociés. Ensuite, Foodomarket vérifie que les prix facturés sont bien les prix négociés.
Le calcul est simple : si le steak représente 71 % du coût matière, chaque point gagné sur le prix du haché se retrouve directement dans la marge de chaque burger vendu, sans rien changer à la recette ni au goût.
Trois burgers, trois équations
Le burger bœuf n'est pas le seul de la carte, et chaque recette a sa propre économie. Comparaison aux mêmes prix de gros négociés :
| Recette | Coût matière HT | Prix de carte TTC | Ratio matière |
|---|---|---|---|
| Burger-frites | 3,18 € | 14 € | 25 % |
| Double smash burger-frites | 3,35 € | 15 € | 25 % |
| Burger poulet croustillant-frites | 1,89 € | 13 € | 16 % |
- Le double smash burger (deux steaks fins écrasés sur la plancha) utilise plus de viande et de fromage (3,35 € HT de matière), mais se vend plus cher : sa marge brute (10,29 € HT) dépasse même celle du burger classique (9,55 € HT). Sa cuisson très courte en fait un produit rapide à servir aux heures de pointe.
- Le burger poulet croustillant affiche le coût matière le plus bas (1,89 € HT) : le poulet pané surgelé coûte bien moins cher au kilo que le bœuf haché. C'est le burger au meilleur ratio matière de la carte (16 %), à condition de maîtriser la friture.
La leçon vaut pour toute la carte : mettez en avant les recettes qui rapportent le plus en euros, et vérifiez qu'aucune ne vend à perte une fois les emballages comptés.
| Double smash burger-frites | Quantité | Prix de gros HT | Coût |
|---|---|---|---|
| Haché de bœuf (2 × 80 g) | 160 g | 15,11 €/kg | 2,42 € |
| Pain burger | 1 pièce | 0,38 €/pièce | 0,38 € |
| Cheddar en tranches (×2) | 40 g | 6,18 €/kg | 0,25 € |
| Oignon(perte 10 %) | 30 g | 0,86 €/kg | 0,03 € |
| Cornichons tranchés | 15 g | 3,38 €/kg | 0,05 € |
| Frites surgelées | 180 g | 1,25 €/kg | 0,22 € |
| Coût matière d'une portion | 3,35 € | ||
Les frites : fraîches ou surgelées
Les frites représentent 7 % du coût matière d'un burger-frites, mais elles coûtent aussi en huile, en énergie et en main-d'œuvre.
- Les frites surgelées offrent un rendement constant, une cuisson rapide et une qualité régulière d'un service à l'autre. Les calibres courants (6 mm, 9 mm, 10 mm) n'ont pas le même rendu : une frite plus fine croustille plus mais refroidit plus vite. Les frites enrobées (coated) restent croustillantes plus longtemps et tiennent mieux en livraison.
- Les frites fraîches coûtent moins au kilo acheté, mais il faut compter l'épluchage, le parage, le blanchiment et le temps de travail. Elles se justifient quand elles deviennent un argument de la carte (« frites maison »), avec une variété adaptée à la friture.
Dans les deux cas, servez avec une mesure : une portion « à la main » varie facilement de plusieurs dizaines de grammes, et les frites sont le produit le plus souvent surdosé en restauration rapide. Comparez aussi les calibres et les marques au kilo sur la mercuriale : à qualité égale, l'écart de prix entre deux références de frites surgelées peut être sensible.
L'huile de friture : un coût et une obligation
L'huile est un poste souvent oublié dans les fiches techniques, alors qu'elle se change régulièrement. Sa durée de vie dépend de la température (évitez de dépasser les températures de friture recommandées), du filtrage quotidien, des produits frits (les panures et les produits salés la dégradent plus vite) et du réassort en huile neuve.
La réglementation est stricte : une huile dont la teneur en composés polaires dépasse 25 % est considérée comme impropre à la consommation. Un testeur électronique au poste de friture permet de mesurer cette teneur chaque jour, de garder une trace des contrôles et de changer l'huile au bon moment, ni trop tôt (gaspillage), ni trop tard (non-conformité et goût). Les huiles usagées se font collecter par un collecteur spécialisé : elles ne partent jamais à l'évier.
Comme elle se rachète toutes les semaines, l'huile est un produit sur lequel le prix négocié pèse vite : intégrez-la à vos commandes d'épicerie plutôt que de la racheter au détail en dépannage.
Pain, fromage, sauces : les petits postes qui s'additionnent
- Le pain : un pain classique coûte moins cher qu'un pain brioché, mais le brioché fait monter la valeur perçue et peut justifier un prix plus élevé. Toastez-le : un pain toasté résiste mieux aux sauces, surtout en livraison.
- Le fromage : les tranches calibrées évitent le surdosage et fondent régulièrement. Un fromage râpé à la main est plus difficile à doser.
- Les sauces : une sauce maison coûte peu en matière et différencie la carte, mais demande du temps et une traçabilité (date de fabrication, durée de conservation). Les sauces industrielles en seau ou en bidon reviennent bien moins cher au kilo que les dosettes, à réserver à l'emporter.
Emballages et livraison : les coûts qui partent avec la commande
En vente à emporter et en livraison, chaque commande consomme une boîte, une pochette ou une barquette à frites, des sauces en dosettes et un sac. Pris un par un, ce sont quelques centimes ; additionnés, ils s'ajoutent à chaque ticket et doivent entrer dans votre prix. Les emballages s'achètent sur Foodomarket comme le reste, aux prix négociés : inutile de multiplier les comptes fournisseurs.
Sur place, la question ne se pose plus de la même façon : depuis le 1er janvier 2023, la loi anti-gaspillage (AGEC) impose aux établissements pouvant accueillir au moins 20 convives de servir les repas et boissons consommés sur place dans de la vaisselle réutilisable. Le jetable reste autorisé pour l'emporter et la livraison. Le coût se déplace alors vers l'achat de la vaisselle, le lavage et la casse.
En livraison via une plateforme, la commission prélevée sur chaque commande est souvent le premier poste de coût, devant la viande. C'est pourquoi la plupart des fast-foods pratiquent des prix spécifiques sur les plateformes et poussent les formules (burger, frites, boisson), dont la marge absorbe mieux la commission. Raison de plus pour récupérer de la marge à l'achat : c'est le seul poste que la plateforme ne vous prend pas.
Du coût matière au prix de vente : burger seul et formule
- Ratio matière cible : fixez-le selon vos charges et votre positionnement.
- Prix HT conseillé = coût matière ÷ ratio cible, arrondi à un prix lisible.
- Prix TTC = prix HT + TVA. Les plats servis sur place, comme ceux vendus à emporter pour une consommation immédiate, relèvent du taux de 10 %.
La formule est le vrai moteur de marge d'un fast-food : la boisson et le dessert ont un coût matière faible et augmentent le ticket moyen. Attention toutefois à la TVA : dans une formule, la boisson n'est pas forcément au même taux que le burger (les boissons alcooliques, par exemple, relèvent du taux normal). Faites ventiler le prix du menu par votre expert-comptable et vérifiez la marge de chaque composant.
Le coût de revient complet d'une commande
Dix leviers pour baisser le coût d'un burger
- Acheter au prix des grands groupes en rejoignant un groupement d'achat comme Foodomarket : gratuit, sans abonnement ni engagement.
- Comparer la viande au kilo, à poids cuit égal, sur la mercuriale du jour plutôt que sur la seule facture de votre fournisseur habituel.
- Calibrer les steaks au gramme, ou acheter des steaks calibrés.
- Servir les frites avec une mesure et choisir un calibre adapté à votre mode de vente (sur place ou livraison).
- Contrôler l'huile chaque jour avec un testeur, filtrer, et ne la changer qu'au bon moment.
- Utiliser des tranches de fromage calibrées.
- Passer les sauces en vrac sur place et réserver les dosettes à l'emporter.
- Mettre en avant les recettes à forte marge en euros (poulet croustillant, formules) dans le menu et sur les bornes.
- Fixer des prix spécifiques en livraison, commission et emballages compris.
- Regrouper les commandes pour atteindre les minimums sans surstocker (voir notre guide sur les minimums de commande).
Les erreurs les plus fréquentes
- Garder les mêmes tarifs d'achat pendant des années sans les confronter aux prix négociés d'un groupement.
- Oublier l'huile, les sauces et les emballages dans la fiche technique.
- Comparer la viande au kilo cru sans tenir compte de la perte à la cuisson.
- Appliquer les prix du comptoir en livraison sans intégrer la commission.
- Laisser dériver les portions de frites d'un équipier à l'autre.
- Ne jamais refaire le calcul : la viande et l'huile bougent, refaites vos fiches au moins chaque trimestre.
En résumé
Le coût de revient d'un burger se pilote sur deux fronts : en cuisine (grammages, friture, portions, emballages au format juste) et à l'achat. Le second est le plus rapide à activer et le plus durable : chaque centime gagné sur le haché, les pains ou les frites se répète sur chaque commande. Avec Foodomarket, un fast-food indépendant achète aux mêmes prix négociés que les grands groupes, chez plus de 150 fournisseurs reconnus livrés en direct, gratuitement et sans engagement. Commencez par comparer vos factures aux prix de gros du jour, puis demandez l'audit gratuit de vos achats.
Pour aller plus loin, le guide pour choisir un groupement d'achat détaille ce qu'un groupement doit vous apporter, la page fournisseurs pour fast-food présente les catégories utiles, et le guide du coût de revient d'une pizza applique la même méthode à la pizzeria.
Payez votre viande hachée, vos pains et vos frites au prix des grands groupes : comparez les prix de gros du jour et demandez l'audit gratuit de vos achats.
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